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L’Union pour la Méditerranée : une relance des relations euro-méditerranéennes 28/09/2010

Posted by Team API in Analyses, Union pour la Méditerranée.
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Par Nicolas Gounot

Le cadre et l’objectif de cette union sont de fusionner les différentes actions et relations déjà nouées entre le Nord et le Sud de la Méditerranée, c’est-à-dire à la fois, le Processus de Barcelone, la Politique Européenne de Voisinage (PEV), le mécanisme des accords d’association bilatéraux qui lient déjà l’Union Européenne aux pays de la rive Sud, cela  ajoutés au Dialogue 5+5[1], ce qui aboutis à penser ces relations existantes comme des briques constitutives de cette Union. Ainsi cette Union pour la Méditerranée veut, refonder la coopération en Méditerranée, ayant la France en tête de proue de la refondation.

Refonder la coopération en Méditerranée

Le partenariat Euromed apparait dès 2005 et son dixième anniversaire, notamment par le biais du bilan fait à cette occasion qui pour le moins fut mitigé, comme à la recherche d’un nouveau souffle. En effet, l’initiative européenne n’a pour le moins pas apporté les résultats escomptés, en l’occurrence l’initiative ambitieuse de la Déclaration de Barcelone fondatrice du partenariat euro-méditerranéen, qui visait l’objectif d’appréhender les trois grandes problématiques, qu’étaient l’aspect politique et de sécurité, économico-financier et socioculturel, tout en proposant une approche globale. Si des réalisations concrètes ont été accomplies dans ces trois volets, de trop nombreux écueils et faiblesses ont eu pour conséquence de provoquer insatisfactions et déceptions tant dans les Etats du Nord que du Sud de la Méditerranée.

Concernant le bilan économique, on peut le qualifier de médiocre. En effet, « les investissements directs étrangers (IDE) dans la zone euro-méditerranéenne ne représentent que 3% du flux dans le monde et seulement 0,2 % des investissements réalisés par les pays de l’Union Européenne à l’étranger »[2]. D’autre part, il existe toujours une forte disparité de revenu entre les deux rives, pouvant aller de un à douze par exemple entre le Maroc et l’Espagne, ce qui fait de ces disparités les plus élevées au monde, corollairement à cela les inégalités sociales dues à des croissances rarement supérieures à 1%, n’ont pas cessé de se creuser. Ainsi les efforts substantiels demandés aux Etats tiers, en termes d’ouverture notamment des barrières douanières et de libéralisation et de privatisation n’ont pas donné les fruits de prospérité attendus.

De plus, concernant la stabilité et la paix dans la région méditerranéenne, celles-ci  ne sont toujours pas effectives à ce jour. De nombreuses problématiques demeurent, telles que celles des flux migratoires ou les foyers terroristes comme l’actualité en fait régulièrement l’écho à l’instar des onze gendarmes algériens assassinés fin juin 2010 près de Tinzaoutine, à la frontière entre l’Algérie et le Mali dans le grand sud, par un groupe d’islamistes qui ont tendu une embuscade à leur convoi[3]. A cela s’ajoutent les risques environnementaux et les conflits frontaliers encore nombreux, notamment entre l’Algérie et le Maroc qui est aujourd’hui la plus grande frontière fermée au monde, mais aussi dans le même domaine, le problème chypriote et surtout le conflit israélo-palestinien qui continus depuis plus de 50 ans à enflammer la région et secouer l’actualité mondiale.

Ainsi, il existe différentes raison à l’échec du processus de Barcelone, néanmoins l’une fait la quasi-unanimité des observateurs, c’est le manque de moyens mobilisés par l’Union Européenne, moyens qui sont de loin insuffisants au vu des objectifs ambitieux visés par la Déclaration de Barcelone. Cela s’explique surtout par la priorité qu’a accordée l’Union Européenne à son flanc Est et l’élargissement qui en a découlé. Pour exemple en 2003, 545 euros par habitants étaient accordés aux pays entrants de l’Est alors que seulement 14 euros étaient accordés pour la même année aux pays tiers du partenariat Euro-méditerranéen[4].

De facto ce qui apparait, c’est que la Méditerranée et le processus de Barcelone ont été mis de coté et marginalisés par l’Union Européenne préférant se concentrer sur son flanc Est. C’est dans ce cadre que l’Union pour la Méditerranée va naitre, poussée par la volonté d’un pays en particulier, la France.

La France, tête de proue de la refondation

En effet, c’est la France qui s’est faite locomotive de la relance en Méditerranée et cela s’explique notamment par son histoire.

Comme l’a écrit Jules Michelet au dix neuvième siècle « Sauf Venise et quelques Français, personne en Europe ne comprit rien à la question d’Orient […] Venise défaillant, elle légua à la France son rôle de médiateur entre les deux religions, d’initiateur des deux mondes, disons le mot, de sauveur de l’Europe »[5].

Ces propos étant à relativiser, il est vrai que la France s’est historiquement montrée comme tournée vers la Méditerranée. Ainsi si l’on revient aux relations euro-méditerranéennes, dès 1993 et la signature des accords d’Oslo qui ont suscité l’espoir d’une paix  durable entre l’Etat d’Israël et ses voisins arabes, c’est la France et à ses cotés l’Espagne voyant une opportunité, qui ont poussé à la création du Partenariat euro-méditerranéen, conclu les 27 et 28 novembre 1995 à Barcelone.

De plus, après l’élargissement de l’Union Européenne à l’Est, la guerre d’Irak en 2003 et le conflit israélo-palestinien perdurant, il apparait qu’un compromis se construit entre les Etats de l’Union Européenne. En effet, les pays du Nord et de l’Est s’intéressent peu à la Méditerranée, accordant leur priorité à la Russie nouveau voisin de l’Union et ancienne puissance hégémonique en Europe de l’Est. Ainsi le compromis repose sur le couple franco-allemand fondateur de l’Union. La France serait mandatée par les autres Etats pour s’occuper du bassin méditerranéen, car elle y a une tradition, une histoire, une géographie et toujours des liens très forts, quant à l’Allemagne, pour des raisons similaires, elle serait mandatée par les autres Etats pour s’occuper de l’Europe de l’Est.

C’est dans ce cadre global, qu’est née l’initiative française issue d’une proposition, celle de Nicolas Sarkozy, qui le 6 mai 2007 au soir de sa victoire à l’élection présidentielle, formule cette proposition, comme visant à « faire pour l’union de la Méditerranée ce qui a été fait pour l’union de l’Europe »[6].

Néanmoins le projet d’« Union méditerranéenne » a été évoqué pour la première fois par Nicolas Sarkozy quand il était candidat, plus précisément lors de son discours prononcé à Toulon le 7 février 2007 où il parle de sa volonté et de la nécessité pour l’Europe de se tourner vers la Méditerranée : « Il faut dire les choses comme elles sont : en tournant le dos à la Méditerranée, l’Europe et la France ont cru tourner le dos au passé. Elles ont en fait tourné le dos à leur avenir. Car l’avenir de l’Europe est au sud. Le rêve européen a besoin du rêve méditerranéen. Il s’est rétréci quand s’est brisé le rêve qui jeta jadis les chevaliers de toute l’Europe sur les routes de l’Orient, le rêve qui attira vers le sud tant d’empereurs du Saint Empire et tant de rois de France, le rêve qui fut le rêve de Bonaparte en Egypte, de Napoléon

III en Algérie, de Lyautey au Maroc. Ce rêve qui ne fut pas tant un rêve de conquête qu’un rêve de civilisation »[7].

Nicolas Sarkozy,  part du bilan mitigé du Processus de Barcelone dressé à l’occasion de son dixième anniversaire en 2005, et du constat que la fracture Nord-Sud, particulièrement accusée au niveau de la Méditerranée, s’aggrave. En effet, le Bassin méditerranéen est la frontière la plus inégalitaire du monde devant celle du Mexique et des Etats-Unis. Par ailleurs, le niveau d’investissement de l’Europe en Méditerranée du Sud et de l’Est est incomparablement plus faible que celui des Etats-Unis et du Japon dans « leur » Sud. Le projet d’ « Union méditerranéenne » de Nicolas Sarkozy est également à replacer dans le contexte et l’agenda politique, français et européen, dont l’une des priorités annoncées, est la maîtrise de l’immigration.

Ainsi Nicolas Sarkozy, va défendre ce projet et se faire son porte-parole, notamment au Sud du bassin méditerranéen dans le pays à la « pointe » des relations Euro-méditerranéennes c’est-à-dire le Maroc, où il a prononcé, à Tanger[8], un discours consacré spécifiquement à l’Union Pour la Méditerranée. En décembre 2007, il a en outre lancé, conjointement avec Romano Prodi et José Luis Zapatero, l’ « Appel de Rome » le 20 décembre 2007[9], pour sensibiliser davantage la communauté internationale sur le projet.

Le projet présidentiel d’Union pour la Méditerranée a finalement vu le jour le 13 juillet 2008, dans le cadre de la présidence française de l’Union Européenne, en présence de 44 chefs d’Etats et de gouvernement réunis à Paris sous le nom de « processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée ».

L’Union pour la Méditerranée au delà du processus de Barcelone

Ce projet d’Union pour la Méditerranée s’inscrit dans la ligne et dans la continuité de la politique méditerranéenne de l’Union Européenne, visant à faire de la Méditerranée une zone de prospérité et de paix, que la France a portée à bout de bras et qui a vu le jour dans un contexte politico-économique d’urgence, dont l’Europe fut trop longtemps distante. Ainsi cette Union vise à redonner un nouveau souffle aux relations de l’UE avec ses partenaires méditerranéens et pour ce faire se caractérise par un cadre se voulant plus concret et qui est bien accepté au Sud.

Six projets concrets comme base d’un nouvel élan

En effet, l’Union pour la Méditerranée va au-delà du processus de Barcelone et de ses écueils passés. De fait les modes de financement alors critiqués auparavant changent avec ce nouveau projet. Ainsi les financements de la commission européenne  sont complétés par des fonds issus du secteur privé, mais aussi par d’autres institutions engagées dans cette zone géographique, comme la banque africaine de développement ou bien la banque mondiale, cela en attendant la création d’une institution financière spéciale pour l’Union, comme la BERD a put être pour les Pays d’Europe centrale et orientale (PECO).

Mais ce qui change fondamentalement avec le processus de Barcelone, c’est l’approche qui se veut concrète et pour cela organisée autour de six axes, qui sont ; la protection civile, les autoroutes de la mer et les autoroutes terrestres, la dépollution de la Méditerranée, le plan solaire méditerranéen, l’Initiative pour l’expansion des affaires en Méditerranée et l’université euro-méditerranéenne. Pour organiser cela, un secrétariat permanent, est mis en place début mars 2010. Ce secrétariat, est dirigé par le Jordanien Ahmad Massa’deh et compte six secrétaires généraux adjoints, dont un Israélien et un Palestinien. Ce secrétariat général a notamment pour tâche d’assurer une bonne coordination avec les services de la Commission, et notamment l’office de coopération EuropeAid[10], ainsi qu’avec la BEI[11] en tant que principaux bailleurs de fonds de l’Union pour la Méditerranée.

Ainsi cette Union vise à contribuer, par des projets concrets, au rapprochement politique, cela à l’image de la construction européenne par les Européens, sur des solidarités économiques. Comme l’a souligné Shimon Pérès[12], la coopération économique régionale peut contribuer au processus de paix et au bien être de tous les peuples de la région.

Sur le plan de la démocratisation, cela peut également avoir des effets bénéfiques, comme l’élargissement à l’est de l’Union Européenne l’a montré. A l’instar du projet « autoroutes de la mer », celui-ci par son caractère intrinsèquement internationale, fait travailler les différents Etats et gouvernements, de l’UE et des pays tiers, ensemble. Ceci a pour conséquence par le biais d’échange lors de travails communs sur un projet concret de créer par leur relation de travail, une socialisation entres les différents acteurs. Ainsi les acteurs issus de pays non démocratiques peuvent par ce biais se familiariser avec des procédures démocratiques notamment lors de prises de décisions. In fine, cela peut conduire à une réappropriation à moyen et long terme de ce système politique en interne.

L’Union pour la Méditerranée une volonté Européenne acceptée au Sud

Tout d’abord, concernant le Maghreb, les pays au travers de leurs dirigeants, algériens, marocains et tunisiens se sont réjouis de cette nouvelle importance donnée à la Méditerranée par les Européens, notamment de la volonté de ce projet de contribuer au renforcement de la sécurité, de la stabilité et de la prospérité dans la région.

Néanmoins, demeure le problème récurante de la Turquie, qui, quant à elle, a fait savoir dès 2008 qu’elle n’était pas prête à accepter son adhésion à l’Union pour la Méditerranée en lieu et place de son adhésion à l’Union Européenne. Dans ce cadre le président français, Nicolas Sarkozy,  avait précisé que « ce n’est pas uniquement en réponse à la question de l’adhésion ou pas (de la Turquie), du statut de partenaire privilégié ou du statut d’Etat membre que sa a été posé ».

De plus il existe un véritable défi à relever pour les pays du Sud de la Méditerranée dans ce cadre d’une Union pour la Méditerranée, qui est celui de la création d’emplois dans les années à venir. Effet de par leurs démographies, il y a 4 millions de jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail en Méditerranée, et les besoins en création d’emploi sont estimés à environ 40 millions pour les 15 prochaines années. Cela implique donc que ces pays aient dans la même période une croissance économique de 7 à 8 % en moyenne alors même quelle est de 5% en moyenne aujourd’hui.

L’autre défi majeur est bien entendu la résolution des conflits, israélo-palestinien en premier lieu mais aussi au Liban qui minent pour le moment la stabilité du bassin méditerranéen et corollairement à cela l’Union pour la Méditerranée doit continuer la politique d’aide et d’assistance démocratique  de l’Union Européenne vis-à-vis d’Etats tiers. En effet, les libertés et les droits ont une réalité différente selon les Etats mais, ils ne demeurent globalement pas encore assez ancrés, à l’instar de la Tunisie dans laquelle la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme, la plus ancienne du continent Africain et du monde arabe, est mise à mal par le pouvoir dirigé par Zine El-Abidine Ben Ali depuis 1987[13].

L’Union Européenne et ses voisins du bassin méditerranéen, ont depuis 1995 conclu trois cadres juridiques de coopération et de relation politique, ayant pour objectif principal, explicite ou implicite, la stabilité et la prospérité dans cette région, avec la démocratisation comme moyen et objectif pour y parvenir. Néanmoins, dès 2005 lors du bilan pour le dixième anniversaire du processus de Barcelone, et encore aujourd’hui en 2010, on constate que les résultats en terme de démocratie sont relativement médiocres. En effet, les Etats tiers n’ont pas progressé en ce domaine de la même manière ni au même rythme. Si certains sont encore montrés du doigt comme étant extrêmement autoritaires et où les droits et libertés des individus sont mis à mal, tels qu’en Syrie et l’Egypte. D’autres au contraire montrent depuis une dizaine d’année des avancées dans ces domaines et continuent de progresser, telque le Maroc ou encore la Jordanie. Cependant d’énormes efforts restent à faire pour tous ces Etats dans les domaines des droits de l’Homme, de la justice et des affaires intérieures ainsi qu’en termes de démocratie.


[1] Le dialogue « 5+5 » est le plus ancien cadre de rencontre en Méditerranée. Il regroupe les pays de la Méditerranée occidentale, que sont : pour la rive nord : l’Espagne, la France, l’Italie, Malte, le Portugal ; pour la rive sud : l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie, la Tunisie.

[2] Nadia Hamour, l’Europe et le monde arabe depuis 1914, édition Monde contemporain, ellipses 2009, page 183.

[3] Voir l’article, Algérie: onze gendarmes tués dans le sud, du 30 juin 2010, le parisien.fr,  cf : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/algerie-onze-gendarmes-tues-dans-le-sud-30-06-2010

[4] Nadia Hamour, l’Europe et le monde arabe depuis 1914, édition Monde contemporain, ellipses 2009, page 184.

[5] Jules Michelet, Histoire de France, le XVIème siècle, tome II. Cité par Paul Balta in La politique arabe et musulmane de la France, Confluences Méditerranée, n° 22, été 1997.

[6] Nicolas Sakozy, discours au soir du 6 mai 2007 salle Gaveau à Paris, extrait « Je veux lancer un appel à tous les peuples de la Méditerranée pour leur dire que c’est en Méditerranée que tout va se jouer, qu’il nous faut surmonter toutes les haines pour laisser la place à un grand rêve de paix et à un grand rêve de civilisation. Je veux leur dire que le temps est venu de bâtir ensemble une Union méditerranéenne qui sera un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique. Ce qui a été fait pour l’union de l’Europe, il y a 60 ans, nous allons le faire, aujourd’hui, pour l’union de la Méditerranée ».

Cf: http://www.latinreporters.com/espagnepol08052007.html

[7] Nicolas Sarkozy, Discours à Toulon (07/02/07).

Cf: http://sites.univ-provence.fr/veronis/Discours2007/transcript.php?n=Sarkozy&p=2007-02-07

[8] Discours du Président Sarkozy sur le projet de l’Union de la Méditerranée, visite d’Etat au royaume du Maroc discours du président de la république, M. Nicolas Sarkozy à Tanger, 23 octobre 2007.

Cf : http://www.ambafrance-uk.org/Discours-du-President-Sarkozy-sur.html

[9] Voir l’article, L’Appel de Rome pour l’Union pour la Méditerranée par Nicolas Sarkozy, Romano Prodi, José Luis Zapatero. Voltairenet.org. , cf : http://www.voltairenet.org/article153861.html

[10] L’Office/Agence de Coopération EuropeAid est une des directions générales de la Commission européenne. Fondée le 1er janvier 2001, elle a pour mission de mettre en œuvre les instruments d’aide extérieure de la Commission européenne, qui sont financés par Budget de l’Union européenne et du Fonds européen de développement régional.

[11] Banque européenne d’investissement.

[12] Homme politique Israélien, Prix Nobel de la paix 1994 avec Yasser Arafat et Yitzhak Rabin, il est président de l’État d’Israël depuis 2007.

[13] Voir l’article d’Isabel Mondraud, La ligue Tunisienne des droits de l’Homme paralysée par une stratégie d’ « infiltration », le Monde du 21 juillet 2010.

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